Bourse, mensonges et vidéo
La bourse, les mensonges et la vidéo, quel titre exceptionnel .
Un triller passionnant sur la SG , la société génial, autour d’une arnaque découverte de plusieurs milliards d’euros …
News AFP-GL – Le prochain film d’EuropaCorp – 15:56 28 Janvier 2008
Selon nos dernières informations, Guillaume Canet et François Berléand seraient sur le point de donner leur accord au long métrage :
” L’homme qui valait 5 milliards “.
Le scénario du film, dont nous avons pu nous procurer le synopsis est résumé ci-dessous.
Celui étant largement inspiré de l’actualité récente, nous n’aurons aucun scrupule à vous dévoiler les tenants et aboutissants, et en particulier la conclusion surprenante.
Le climat de l’intrigue
Dans ce film, défini comme un thriller politico-économique, la ” Société Géniale ” est une grande banque française et européenne qui s’apprête a justement été nommée banque de l’année sur les produits dérivés par le magazine ” The Branker “.
La chute des rois
Malgré tout, depuis Mai 2007, le cours de bourse ne cesse de baisser, alors qu’à cette époque aucune rumeur n’existe concernant les pertes imputables au subprime.
D’autres bruits insistants de fusion avec l’autre grande banque française, la BNQ, circulent également. Mais le patron de la Société Géniale, l’austère Denis Verrue, (rôle joué par François Berléand) ne veut pas d’une fusion avec la BNQ.
La baisse des cours continue pendant 9 mois, ce qui est l’occasion de quelques rides supplémentaires sur le front soucieux de M. Verrue, et bien que la montée progressive des risques liés au subprime légitimise quelque peu cette chûte.
A l’issue de ces 9 mois, la Société Géniale accouche d’une part d’une perte de 2 milliards d’euros liés au subprime, et d’autre part de 5 milliards de pertes qui seraient dûs à l’activité illicite d’un jeune pirate, en l’occurrence le jeune Jeremie Kaviel, rôle tenu par Guillaume Canet.
Aussitôt le déferlement médiatique commence.
J. Kaviel est mis au frais, et la totalité des responsabilités liées à la perte des 5 milliards d’euros lui est immédiatement imputée.
Mais celui-ci ne se laisse pas faire, et menace verbalement D. Verrue de ” tout raconter à la presse “.
Rebondissement
Mandaté par la justice, la Banque de France se met immédiatement au travail. Par contre, les investigations sur les différents éléments du système informatique ne donnent rien. Il semble que le jeune Kaviel disposait des compétences informatiques qui lui permettent d’effacer proprement toute trace de ses manipulations.
Les bruits de fusion avec la BNQ se font de plus en plus pressants. Par contre, Verrue qui ne peut pas sentir la BNQ décide de se jeter dans les bras du Crédit Viticole.
La fusion avec le C.V. a finalement lieu contre l’avis de la majorité des syndicats et des employés des deux camps, et elle se traduit par des pertes d’emploi importantes pour le personnel de la Société Géniale. Elle s’effectue par ailleurs à un court de rachat qui lessive complètement une grande partie des actionnaires actuels de la Géniale.
Après de long mois de délais, la justice rend son jugement duquel il ressort que :
J. Kaviel est condamné à 3 ans dont 2 ans ½ avec sursis. Il est libre à l’énoncé du jugement.
Il n’y a pas eu d’enrichissement personnel de la direction qui de toute façon ne pouvait pas voir tout le travail fait derrière son dos. Le patron de Société Géniale, Denis Verrue est lavé de tout soupçon.
On prépare une nouvelle série de mesures, sobrement intitulée Bâle III pour s’assurer que les banques ne se lanceront pas de sitôt dans des opérations aussi risquées.
La fuite
Kaviel sort aussitôt et prend pour le premier avion pour les îles Canaries où il prend possession d’une maison, d’un yatch, et d’une valise de billets permettant de lui assurer un train de vie digne de ses aspirations. Un virement régulier en provenance d’une « grande ville d’Europe » lui permet même de faire venir sa petite famille.
Denis Verrue devient président d’honneur du groupe Société Géniale – Crédit Viticole. Il continue d’être administrateur du groupe et de vivre dans les beaux quartiers parisiens.
Pendant ce temps, la crise des subprimes atteint son pic. Des milliers de salariés du nouveau groupe reçoivent leur lettre de licenciement. Les sauts de l’ange du haut de la tour Société Géniale à la Défense deviennent quotidiens.
L’avant dernière séquence du film nous montre Denis Verrue en train d’embarquer en première classe dans un vol Air France à destination … des Canaries, pour une semaine de vacances bien méritées.
Mise en scène
La scène finale, présente un tout nouveau stagiaire au sein du groupe unifié SGCV (Société Géniale-Crédit Viticole) qui découvre avec horreur qu’un trader junior a initié des positions spéculatives à hauteur de 600 milliards d’euros, soit 10 fois le montant de la précédente affaire.
Guillaume Canet ne cache pas son enthousiasme pour le rôle du jeune ingénu sur lequel toute la faute est reportée : « Jérémie Kaviel est un être ambivalent. D’une part, il est forcé d’assumer un rôle beaucoup trop large pour lui. D’autre part, on va s’apercevoir qu’il réussit finalement à retourner la situation à son avantage. En menaçant d’éclabousser les dirigeants, il réussit à négocier un package de sortie plus qu’attractif et trouve un moyen de se sortir du pétrin dans lequel il était plongé à priori.
En fait, le vrai perdant de l’affaire, et cela le film le montre clairement, ce sont les petits actionnaires et les salariés du groupe Société Géniale ».
Interrogé sur le script, François Berléand précise : « j’ai toujours adoré jouer des crapules, des types qui se veulent propres sur eux et qui font porter le chapeau de leurs manigances à leurs subalternes. C’est une vraie jouissance de pénétrer dans les ressorts psychologiques. Et en même temps, quand on sait ce qui vient de se passer, là sous nos yeux, ca fait quand même froid dans le dos ».
Production
Luc Besson, patron d’EuropaCorp indique que le titre du film, similaire à celui d’une grande série télévisée des années 80 le conduit à éspérer un minimum de 5 millions de spectateurs pour ce film prévu pour sortir à la fin de 2009. En conséquence, il en profite pour réviser à la hausse les perspectives de bénéfices du groupe Europa Corp. pour l’année à venir.
Gaston Lautre, spécialiste des G.C.
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Le Lundi 28 janvier 2008
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