Existe-t-il plus grand outrage que celui assené à la dignité d’un homme ?
Comment se borne-t-on à le couvrir de honte et l’abaisser à un tel point d’infortune qu’il ne conçoive de l’existence qu’un monceau de peines. Il subit les avatars d’un pesant fardeau qui l’accable et l’attire dans les limbes d’une équivoque folie.
La souffrance sans raison, pour quel motif, pour quelle patrie ?
La délivrance que recherche l’acceptation d’un système policé n’aboutit en réalité qu’à une infâme domination de l’appareil étatique. Le citoyen ne jouit en rien de sa liberté individuelle.
A quoi servent ces élections d’une fausseté affligeante ?
Qui voudrait faire croire que l’élection d’une minorité de gens responsables peut concrétiser les aspirations du peuple tout entier ?
Il s’agit tout simplement d’un leurre démocratique, une méthode politico-démagogique qui suppose un système d’hypocrisie. La prévarication, la malversation, ne sont que les sources insidieuses de l’élaboration de ces mirages de sociétés prétendues libérales.
La véritable notion, qui prédomine dans les sociétés passives, est l’attribution du pouvoir suprême. Celui qui permet d’abuser de la mollesse d’un ensemble d’individus trop préoccupés par des embarras pécuniaires pour réaliser pleinement d’où viennent exactement les dangers encourus.
Le maître mot « pouvoir » qu’il soit l’apanage d’un seul ou d’un groupuscule, qu’il s’agisse d’autocratie ou d’oligarchie, les pratiques utilisées sont invariablement les mêmes. La seule conclusion répétitive qui demeure, est l’unique victime que représente la majorité silencieuse ; un ensemble de milliers d’individus pleins d’espoir et que l’on nomme communément le « peuple ».
Le « peuple » mot singulier qui apprécie une appartenance à une même société. C’est aussi la concomitance d’une culture similaire et du partage d’un territoire.
A quoi sert le « peuple » ?
Il représente une belle formulation qui argumente l’existence d’un groupement humain réuni en communauté et qui quémande une vie harmonieuse.
Il s’agit là d’un cheminement méthodique et séculier visant à donner une uniformité à l’espèce humaine dans la systématisation de son mode d’évolution.
Le peuple ainsi démarqué, s’attribue des vertus spécifiques selon la nationalité qui le détermine. Aussi vrai que la position géographique influe sur les comportements et génère selon l’environnement climatique des traditions propres à chaque nation.
Pourtant de ce principe d’assertion découle une masse d’ambiguïté. En effet, de la symbiose peuple et unité se dégage un désir pressant de structurer le devenir d’un effet unique de rassemblement humain. Par la magie d’une dialectique bien combinée, on souhaiterait que cette cohorte de gens trouve la possibilité de s’affirmer ou se démarquer.
La réalisation de ce farouche objectif nécessite des mesures draconiennes. Il faut extirper parmi le « peuple » des éléments exceptionnels qui par leur qualité et leur originalité pourront amener la masse vers un autre horizon de suffisance.
Il conviendra que l’être extrait détienne un charisme transcendant.
En effet, celui-ci devra être en mesure de charmer et proposer aux esprits en mal d’espérance, l’illusion que sa nomination à la tête de la nation comblera de bienfaits le pays tout entier.
La force de son éloquence et son opiniâtreté à user des sujets brûlants intiment liés à la vie de chacun, devront lui servir de cheval de bataille. Une manière honorable de poursuivre une démarche conquérante à l’acquisition du pouvoir miroité. Il devra utiliser à bon escient le mot juste qui déclenche un sentiment d’aversion ou de rattachement.
Un homme aussi zélé sait manier le langage en agrégé patenté. Maître de ses mots et de ses gestes, il s’entoure de fidèles acolytes toujours utiles pour le mener à la victoire décisive. Désormais l’accès aux rênes dirigeantes lui est octroyé.
Qu’arrive-t-il une fois le pouvoir conquis ?
Le peuple a-t-il pleine satisfaction de ses espérances ?
Cette uniformité de corps humains capable d’émotion est en attente d’un geste de magnanimité envers sa condition sociale.
Le gouvernement prend des actes, dispose des décrets, promulgue des lois. Une kyrielle de moyens d’actions issue de cerveaux à la mûre autorité pensante. On observe une véritable accumulation d’un semblant de plan de pouvoir structuré.
Mais de toute la manigance, il est une constatation à formuler. Le « peuple » désigne prétendument une démocratie, cette engeance se voit maintenu à l’écart des tractations. Il n’en perçoit les échos qu’avec parcimonie.
La presse, les médias, révèlent ce que l’autorité agissante veut bien leur permettre de dévoiler. En fait, personne n’est vraiment informé sur la nature exacte de la réalité des mesures prises en conciliabule restreint.
Le « peuple », hagard, toujours à l’écoute, se borne à supposer. Il imagine que les brillants hommes, technocrates et consorts n’agissent que pour un avenir auréolé.
Liberté ! Égalité ! Avait crié une certaine révolution. Le « peuple » croit sans cesse à une telle aberration parce qu’il a besoin de s’accrocher à un dessein idyllique. Une façon de dire que vivre n’est pas inutile car la vie peut mener à une apothéose, meilleure que notre passé et plus utile que notre présent.
Malgré tout, ces mains avides de justice, ces estomacs remplis de haine, ne sont que des outils de la domination d’une caste. Celle des hommes d’argent, bourgeois, militaires en mal de mégalomanie.
Le « peuple » de tout temps n’a été que l’instrument de ceux qui se sont placés à sa tête. En faisant abstraction de ce potentiel humain malléable, il n’existerait pas de roi, d’empereur, d’assemblée, de sénat et autres exubérances dominatrices.
La conclusion est inévitable. Il revient à dire que rien n’a véritablement évolué dans le comportement des requins hommes à la conquête du pouvoir politique. Ce pouvoir qui revient d’une manière inextinguible à l’individu capable de forger une image sans tâche auprès de la majorité de l’électorat.
L’obtention de la suprématie est basée sur un mécanisme d’une rare simplicité. Le candidat avoué se borne à proposer un programme dont l’accomplissement pourvoira aux citoyens attentionnés une équité sociale. Une sorte de solution miracle à tous les problèmes conflictuels.
Chose incroyable, semblable pratique portera ces fruits, même si les promesses avancées ne dépareillent en rien avec d’autres déjà énoncées et nullement comblées.
Le principe d’assertion repose pour l’essentiel sur le déterminisme et la virulence de la foi du protagoniste désireux de s’arroger un chemin privilégié dans les esprits à l’écoute. Maints esprits, préparés par une campagne de presse orientée et un matraquage médiatique, se voient manipulés. Ils sont pour la plupart apprêtés pour accueillir une harangue qui convienne à une optique intérieure mûrement préconçue.
D’un seul naît le fanatisme édifiant qui submerge et transpose la conscience jusqu’à l’aliénation totale. Si les montagnes ne peuvent se déplacer, il n’en est pas de même des foules. Des milliers de gens illuminés, sous l’emprise mystérieuse d’un individu, déferlent dans les rues, détruisent et crient à tue tête leur attachement à l’être vénéré.
Aussi étrange que spontanée, une semblable réaction en chaîne, caractérise l’énorme potentat du « peuple ». Celui, qui, judicieux, est en mesure de manÅ“uvrer à sa guise cette force peut se flatter de détenir une armée de grand retentissement.
Quelque soit le type de gouvernement mis en place dans une société. N’a-t-on pas la désagréable sensation que ses membres n’agissent que dans le secret espoir de s’accaparer le monopole du pouvoir ? Un certain malaise s’échappe de leur compétition à huit clos. C’est une bataille intestine pour l’accession à la plus haute marche, une reconnaissance plus éloquente des mérites.
Et le « peuple » dans tout cela ! On entendra souvent une phrase bienveillante des gouvernants, sous la forme, « nous avons pris des mesures pour la création de nouveaux emplois, l’installation de nouvelles crèches… » De belles propositions que souhaite entendre l’infortuné chômeur ou la mère prise dans sa vie professionnelle. Mais la question reste en suspend. Ces hommes si pleins de savoir et de projets en vue de la construction d’un Eden révélateur, qu’ont-ils amené en réalité ?
De tout temps il a existé des gens de la sorte qui promettent monts et merveilles, s’adjugent le droit de commander. Divin, monarchique, étatique, dictatorial, les termes n’ont pas manqué pour qualifier une telle accumulation de pouvoir imaginée et instituée, pourquoi ? Pour se parer d’une image auréolée, la vantardise de prôner en tant que guide unique, capable de conduire au paradis imaginaire.
Loin des ornements et artifices révérencieux, l’homme du peuple se sent seul et désolé. Il a l’impression de subir les aléas de la vie et ressent une impuissance maladive. Eut-il beau lever les yeux vers les hommes d’esprits à qui il a donné sa voix, rien ni fait. Un fossé invisible le maintien au-delà d’un monde étranger à la véritable nature de ses prétentions.
Il s’ingénue à crier son désespoir, mais aucun écho ne se fait entendre. Sur l’autre rive, l’abondance et la dispute du pouvoir unique glorifient les passions d’illustres prétendants. Lassé de supplier une aide, d’espérer une oreille attentive, notre citoyen, déconcerté, tombe dans la résignation.
Que lui offre l’avenir ?
On le ponctionne, on le pressure, on l’utilise sans qu’une réticence n’émerge de sa tête. ’’Et pourquoi se révolter ? Se demande-t-il, » ils sont les plus forts, du moment que je mange à ma faim et que j’ai un toit sous lequel dormir, ils peuvent bien aller tous au diable !’’
Une fatale nuisance s’empare de la raison en rupture. Un découragement malséant qui détruit peu à peu le feu d’innovation si indispensable à la créativité humaine.
Est-ce là le rôle d’un gouvernement élu au suffrage universel ? Donner à l’éternité un goût d’amertume, dévaloriser la personne humaine et l’abaisser à l’état de vache à lait. Où est donc la liberté, l’égalité, la fraternité tant prisées ?
Une révolution a voulu qu’une autre conception de la société soit établie. N’en faudrait-il pas une autre pour tout recommencer à zéro et tenir vraiment compte des expériences malheureuses réalisées ?
Pourquoi continuer dans une voie qui est sans issue ?
Notre modèle de civilisation doit être revisité de fond en comble et donner la priorité aux valeurs fondamentales et naturelles de la vie.
Bannir l’injustice et l’inégalité sans que cela devienne un rêve utopique comme voudrait le faire croire ceux qui veulent conserver, en parfaits égoïstes, leurs privilèges.
http:raymond_proces.publibook.com
La volonté générale peut-elle s’exprimer ? Par Raymond Procès
Laisser un commentaire
Actualité
La cigarette électronique : protégez votre santé grâce à cette une alternative saine au tabac
Chaque jour , nous sommes submergés d‘informations et de sollicitations,et nous oublions souvent de prendre le temps de réfléchir sur des questions
L'équipe espace-actu.com est contente de mettre à la disposition de ses fidèles internauts au Maroc et dans le monde entier le nouveau de l'actualité
La révolution bio est en marche et vous êtes à la recherche des meilleurs produits pour votre bébé bio.
Découvrez ici quelques conseils pour vous
Je blog
La théorie du complot fait couler beaucoup d'encre.
On vous propose de tout :
Des arnaques mondiales qui enrichisses des entreprises au détriment
Windows Vista : internet ne fonctionne plus.
Je ne peux plus aller sur les sites Internet depuis le navigateur qui me laisse une page blanche .
Pourtant
A Manhattan, Mulberry Street, entre Baxter et Mott Streets, est la rue qui représente l'axe nord/sud, sur lequel est centré ce qu'il reste de Little
Dreadlocks, appelés également des lock ou des dreads, sont de lourdes bobines de cheveux emmêlés qui finissent par fusion ne former qu'un un seul

Portail Thématique
Le portail thématique vous propose des articles qui suivent l'actualité de nos auteurs.Publier un article
Publiez vous aussi votre article sur Megacherche.Comment ajouter un article?


